Digital

Greenpeace, le voleur de buzz

28vues

Greenpeace, le voleur de buzz

De toutes les ONG que je connais, Greenpeace est de loin la plus audacieuse. Que ce soit en termes d’opérations spéciales, de vidéos, de marketing ou de communication. Ce ton audacieux que se donne cette association se caractérise à tous les niveaux de son implication. De l’attaque de bateau à la communication.

Dernièrement, Greenpeace, qui lutte pour la sauvegarde de l’environnement a mis en place une nouvelle stratégie pour le moins originale. Elle s’est mise en tête de retourner les buzz favorables aux entreprises en buzz négatif. J’entends par là que Greenpeace surfe sur la vague créée par les marques elles-même pour ainsi bénéficier de l’effort marketing des entreprises contre lesquelles elle se bat.

La transition Barbie & Ken

Pour commencer, il y a quelques semaines, Greenpeace proposait une animation de Ken voyant Barbie en train de détruire la nature en mode psychopathe. Cette pub avait pour objectif de sensibiliser les internautes sur l’utilisation abusive de carton et de papier dans les emballages de la célèbre poupée par la marque Mattel.

Comme un coup d’essai, cette campagne était à mon sens un signe de transition de la stratégie de la marque Greenpeace. En effet, on peut voir dans cette campagne les premiers signes d’une nouvelle orientation stratégique. Dorénavant Greenpeace lancera des campagnes complètes et multi-médias. Ces dernières pourront inclure une vidéo phare, des articles web, tous ayant un impact social fort et efficace.
La Confirmation Volkswagen

Cette stratégie se confirme depuis le début de la semaine avec un passage à la vitesse supérieur. GREENPEACE VOLE LES BUZZ. On se souvient tous de cette très belle pub mise en ligne il y a quelques mois par la firme allemande Volkswagen et intitulée « The Force ».

Cette campagne présentée pendant le Superbowl avait rencontré un vif succès. Et cette semaine Greenpeace se l’est appropriée. Et j’ose même le dire, elle a VOLÉ le buzz.

En effet, avec leur nouveau dispositif, VW Darkside L’ONG a clairement attaqué la marque allemande sur son terrain. Je dirais même qu’elle a poussé le dispositif à bout créant une vidéo vraiment sympa associée à un site web simple mais original entièrement basé sur le social web (56 665 internautes ont rejoint le site à ce jour).

Les raisons de ce renouveau stratégique

La principale question que l’on peut se poser est : quelles sont les raisons de ce changement stratégique ?

En effet, l’association est connue pour attaquer les grandes marques (photo : BP pendant la marée noire dans le golf du Mexique en avait fait les frais).

Néanmoins, l’ONG s’était principalement contentée d’opérations coup de poing par le passé.

Je pense que le changement stratégique est dû à une prise de conscience de l’association sur l’efficacité d’une opération coup de poing face à la visibilité que peut apporter une opération virale comme Barbie ou Volkswagen. (Phrase trop compliquée, ci-après, ma proposition) : « Je pense que Greenpeace a pris conscience de l’impact des nouvelles technologies sur le grand public. Une opération virale comme celles sur Barbie ou Volsvagen, peuvent avoir un impact plus fort vis-à-vis d’une opération coup de poing. C’est pourquoi l’association évolue, et tente de changer sa stratégie de communication. »

Aujourd’hui, une campagne complète et basée sur un contenu de qualité aura beaucoup plus d’impact sur le long terme.

D’autre part, en ce qui concerne les stratégies de « vol de buzz », je pense que Greenpeace y voit un double intérêt :

Le premier est de critiquer ouvertement les gros industriels sur leur terrain de prédilection. L’ONG n’hésite pas à se mettre en danger, comme d’habitude, pour démontrer que ces entreprises ont tort et n’hésite pas à le clamer haut et fort.
Le second intérêt expliquant cette stratégie de « vol de buzz » est, à mon avis, de pouvoir profiter de la visibilité acquise par la campagne originale de l’entreprise ciblée pour se faire connaître. Une ONG n’a pas les mêmes ressources financières que les grands groupes, c’est pourquoi l’association devient plus créative. Et tout le monde le sait, quand on n’a pas d’argent, on a des idées.

L’argent n’est pas comestible

Pour conclure sur cet article relatif à la stratégie web de Greenpeace, je pense qu’il faut juste se dire qu’ils ont bien compris les tenants et aboutissants des campagnes virales réussies en 2011 : contenu de qualité, relais social, implication des communautés, fonctionnement simple.

Donc si le « vol de buzz » ne plait pas aux entreprises, si elles se sentent attaquées, si elles trouvent ça trop facile car Greenpeace rebondit sur leur travail, alors elles devraient peut-être essayer de prendre en compte certaines remarques de ce groupe d’activiste écolo.

Je terminerai donc par une citation de Greenpeace :

“Ce n’est qu’après l’abattage du dernier arbre, l’empoisonnement de la dernière rivière et la prise du dernier poisson que l’homme comprendra que l’argent n’est pas comestible.”

A bientôt,

Dje_AdsAddict

PS : Je ne suis pas écolo, non membre de Greenpeace, ni d’aucune ONG par contre j’aime la pub, les dispositifs web et vous pouvez me retrouver sur www.elpedro.fr

Pas de commentaires

Laisser un commentaire

39f6b960f579b24d98336cdf806a9ec7JJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJ